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La Bible des Peuples

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Apocalypse

Introducción

Jean l’Evangéliste s’est vu déporter à l’île de Patmos à cause de sa foi. Et c’est de là qu’il nous a envoyé cette “Apocalypse”, ou Révélation. Ciel ouvert, anges et catastrophes, corruption des repus et sang des martyrs : un jugement de Dieu traverse toute notre histoire. La gloire de Dieu est là toute proche, un rideau nous en sépare, et tout s’achève dans la cité céleste.
L’Apocalypse déconcerte bien des personnes : le mot apocalypse est même devenu pour beaucoup l’équivalent d’une tragédie à l’échelle mondiale. Nous donnerons les explications nécessaires, mais ce qu’il faut d’abord comprendre, c’est que Jean répond ici à la question que posaient déjà les chrétiens de son temps : Comment se fait-il que le Sauveur n’ait pas donné au monde la justice et la paix et que nous voyions tant de mal et de souffrances ?
Le livre nous dit que si les siècles s’allongent après la venue du Christ, ce n’est pas pour nous donner un paradis sur terre ; ce monde est l’enjeu d’une lutte entre le bien et le mal. Jean écrit au temps de l’empereur Domitien, et c’est le début des grandes persécutions de l’Eglise dans l’empire romain. Jean va dire et redire qu’être chrétien, c’est être fidèle et, s’il le faut, martyr. Avoir compris l’importance de cette lutte dans l’histoire présente, c’est beaucoup plus utile que de chercher dans l’Apocalypse des messages secrets destinés au XXIème siècle.
Si nous voulons comprendre le style de ce livre et ce que Jean a voulu nous dire, il faut d’abord nous rappeler que les “apocalypses” étaient une forme de littérature très à la mode au temps de Jésus. C’est ainsi qu’il existe une “Apocalypse d’Isaïe”, une “de Moïse”, et bien d’autres. C’était l’art de commenter avec des images grandioses, des visions et des anges, les événements contemporains et ceux qui paraissaient imminents. L’auteur du livre l’attribuait à quelque illustre prophète du passé, lequel avait vu d’avance les événements et en donnait la clé.
En écrivant cette “Apocalypse de Jésus Christ”, Jean exprimait ce que le Seigneur lui enseignait de bien des manières, car il était prophète, mais il le disait dans le style habituel des apocalypses. C’est ainsi qu’il évoquait les événements contemporains dans des tableaux et sous des couleurs fantastiques. Il ne prétendait pas raconter l’histoire à venir (le Seigneur ne lui en donnait pas un résumé) mais nous dire quels en seraient les enjeux et quels en seraient les vrais acteurs, et c’est ainsi qu’il nous apprenait à juger les événements de notre temps.
Si nous lisons ce livre comme Jean a voulu que nous le lisions, cette “Révélation de Jésus Christ” ne nous paraîtra ni difficile, ni terrifiante, mais pleine de joie et d’espoir. Le Christ ressuscité est au centre de l’histoire ; le monde est le lieu du combat entre l’Eglise, dirigée par le Christ, et les forces de Satan ; les chrétiens seront ses témoins.
Nous avons attribué l’Apocalypse à Jean l’évangéliste. C’est vrai qu’il y a eu bien des discussions sur ce point, et la critique continue de soulever, sinon des difficultés majeures, du moins des doutes assez sérieux. Remarquons cependant que l’image de l’agneau immolé revient tout au long du livre dont elle est un thème central. Or ce thème, accompagné de la même citation du prophète Zacharie (Ap 1,7), est celui qui porte la marque personnelle de Jean dans son évangile : Jn 19,31-37.
Nous trouverons ici sept séries de signes, chacune ayant sept éléments : les messages, les sceaux, les trompettes... Il est plus important encore de noter les quatre parties du livre :
—Les sept messages aux Eglises : chapitres 1-3.
—Revue de l’Ancien Testament : chapitres 4-9.
—L’Eglise affronte l’Empire Romain : chapitres 11-16.
—Les derniers jours et la Jérusalem céleste : chapitres 20-22.

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